J’aurai du prendre les chiens de traineau !
Allons-y pour un petit compte-rendu de cette 11e corrida de Thiais.
Samedi, récupération du dossard et papotage avec les organisateurs. Les risques de neige et de verglas sont importants et on se pose tout de même la question de savoir si tout sera ok pour le jour J. Malgré toute la bonne volonté de l’organisation, si les conditions étaient déplorables, la course pourrait être annulée. Dehors, il fait -2°, la neige est bien présente et le verglas aussi… les équipes municipales travaillent d’arrache pied pour que le parcours soit propre et il faut vraiment les remercier car dimanche matin, ils ont remis ça très tôt pour que nous puissions courir sans se demander si le prochain mètre allait nous faire glisser.
J’avais mis mon réveil vers 6h00/6h15 histoire de prendre un petit déj’ de champion. Comme le départ se situe à une petite centaine de mètres, je pouvais me recoucher tranquillement après et pas me presser pour prendre la voiture etc…
Mais voilà, le réveil n’a pas sonné. Et tout simplement parce que c’est mon réveil pour le boulot et qu’il ne sonne que dans la semaine et pas le week-end. Résultat, je me lève à 9h22, c’est à dire 38 minutes avant le départ. Bon c’est pas catastrophique me direz vous mais ça m’a beaucoup stressé !
Je bondis hors de la maison, me dirige vers la ligne de départ. Il ne neige pas et les routes sont bien dégagées, c’est parfait ! Un peu de vent mais rien de méchant accompagne une température aux alentours de 0°. Les conditions sont donc plutôt bonnes, reste le parcours bien difficile avec une montée en fin de parcours qui va probablement casser les jambes. Bref, pas de quoi battre mon meilleur temps, d’ailleurs je n’y vais vraiment pas dans cette optique.
Petit gag au départ : vous vous souvenez qu’au semi d’Andrésy, il a commencé à pleuvoir pile-poil à ce moment là ? Et bien pour ce 10km, c’est la neige qui s’invite au moment du lancement de la course ! Bon, c’est pas le gros flocon mais ça commence à tomber et je me dis que ça pourrait aller de pire en pire.
Et c’est exactement ce qui est arrivé.
Alors la course en elle-même, je dirai que le café et le jus de fruit se sont invités à la fête (je vous avais bien dit : erreur de ma part) et je me dis que l’année prochaine, j’irai carrément à jeun ! Les premiers kilomètres sont tranquilles, je tiens un rythme de 4’40 environs malgré les conditions météorologiques qui se dégradent vitesse grand V.
V comme vent par exemple. Tournoyant, froid, gelé même dirai-je ! La neige tombe de plus en plus et on en prend plein la tronche ce qui est pas forcément agréable. Mais le pire va venir…
Nous passons dans le stade recouvert de neige après un peu plus de 3,5km de course. La piste n’a pas été nettoyée et je remercie mes Trabuco pour le coup car sans elles, je pense que 1) je ralentissais pas mal (comme beaucoup de gens d’ailleurs) et 2) je me cassais sûrement la tronche (comme quelques un). A partir de là, nous descendons dans Thiais.
Je pense avoir compris un truc depuis longtemps c’est que lorsque ça descend dans une course, ça va forcément remonter à un moment. Et là on est descendu pas mal donc ça va remonter dur. J’avais jeté un oeil sur le parcours la veille et je savais qu’on allait manger vers 6,5km. Petite montée enchainée avec une petite descente enchainée avec une vraie montée qui va faire mal. Et ça n’a pas loupé dirai-je. Les jambes sont coupées et le souffle a du mal à se remettre en place car les maux de ventre sont toujours présents. Le café et son pote le jus de fruit sont bien remontés, et j’ai l’impression qu’ils vont tout les deux terminer sur le bas-côté…
Après cet épisode douloureux (merci au mari d’une gentille dame appelée Nicole qui sans le vouloir m’a aussi boosté pendant la montée ^_^), un peu moins de 2km avec du vent à soulever un 30T et des flocons gros comme des calots (si si, rappelez vous, les grosses billes qu’on utilisait à la récré !). J’en prends plein les yeux c’est vraiment pas agréable. Je vais retrouver un semblant de vitesse AS10 tout de même et terminer selon ma ForeRunner le 10km en 48’41″ en sprintant comme un maboul sur la piste du stade toujours aussi enneigée !
Je ne suis pas mécontent de ma course, loin de là. J’ai même cru à un moment que je pourrai m’approcher de mon meilleur chrono de beaucoup plus près mais les conditions météorologiques et le parcours ne s’y prêtaient pas forcément. Mais bon, 1’10″ de plus, je me dis qu’avec un entrainement spécifique (et pas 2 semaines de glandouille surtout), je pourrai descendre vers 45′ et ça me déplairait pas ! Mais bon, le 10km n’est pas un de mes objectifs donc ça n’a pas une grosse importance finalement.
Tiens, je vous mets carrément le profil de la course avec ma vitesse (c’est pour moi, c’est cadeau !) :

Voilà, c’était la dernière course de 2009, je dis vivement 2010 !
Read More