En gros, c’est ce qu’il me manque afin de compléter le tableau de ce début d’année.
Donc après ma chute en scooter et la réduction en bouillie d’os de mon genou, je suis de retour à l’hôpital pour une toute petite embolie pulmonaire… trois fois rien me direz vous ! Mais là ça commence à faire beaucoup quand même et je commence vraiment à en avoir assez…
Tout à « commencé » samedi dernier, mal dans le dos, toute la partie gauche. Douleurs inter-costales, je tousse beaucoup, j’ai un peu de mal à respirer. Mais la journée se passe à coup de calmants. Dimanche, mon état ne s’est bien sûr pas amélioré et à même largement empiré. Je passe une nuit difficile… Lundi, ma femme appelle le 15, et je repars en ambulance direction l’hôpital de Thiais.
Arrivé aux urgences, un médecin m’ausculte. Les douleurs inter-costales sont vraiment douloureuses mais le pire reste tout de même l’impossibilité de respirer correctement.
Je fais des radios, mais cela ne donne pas grand chose. Je pars direction le scanner. Et là…
« Bon ben monsieur vous avez une embolie pulmonaire bilatérale bla bla bla… »
J’ai déjà arrêté d’écouter. Je suis rester sur « Embolie Pulmonaire ».
Mise en place de tout le bordel pour pouvoir m’injecter tout ce qu’il faut régulièrement, je monte plus tard en chambre. Et me voilà parti pour une semaine « au minimum » à regarder le mur de la chambre…
Le docteur vient me voir le lendemain matin.
« Bon c’est pas une catastrophe…. mais ça pourrait le devenir… »
Super. Je me retiens de fondre en larmes devant lui. Ca se fera juste après qu’il est quitté la pièce. A ce moment je me dis : « ok, c’est la merde… ». Je cesse d’être rationnel et c’est l’émotion et la peur qui me submergent. Je vais pleurer pendant 2 bonnes heures, je vous passe les détails sur tout ce que j’ai pu imaginer. Le moral n’est même pas à zéro, il est dans le négatif, au fond des abysses… Je passe sans doute la plus mauvaise journée de toute ma vie.
Heureusement que les médicaments et le traitement me font effet tout de même, je récupère un peu, j’ai moins mal même si c’est pas encore l’extase. Au moins, c’est déjà ça.
Le lendemain, j’ai le droit à un « doppler », l’équivalent d’une échographie en somme. Le docteur qui la pratique m’explique tout, c’est extrêmement intéressant et surtout ça me change les idées. Il regarde où se trouve la phlébite qui m’a fait monter des trucs pas beau dans mes poumons. Et il trouve vite.
Ca part du bas du mollet et remonte tout le long jusqu’en haut de la cuisse. Parfait. Propre et net. Au moins maintenant on sait qu’il y avait quelques choses.
Les jours passent, je me requinque un peu malgré mon poids descendu à 67kg (au lieu de 72). J’arrive à manger un peu (même si la bouffe n’est pas fameuse), ma femme et mes parents viennent me voir tout les jours. J’ai même eu le droit à des crêpes… Ca fait du bien, le moral remonte, les médicaments et le traitement semblent fonctionner. Je dors peu mais tant pis, ça ira mieux à la maison sur ce point.
Je devrai sortir mardi après-midi. J’aurai ensuite un suivi régulier parce que je vais me taper un traitement de choc pour faire partir tout ça. J’en ai pour 6 mois, comme pour la ré-éducation que je vais devoir mettre en pause…
Bref, comme vous le constater, c’est pas l’extase. Je suis tout de même bien fatigué physiquement et surtout moralement. J’avoue que c’est éreintant tout ça et je me demande surtout quand ça va s’arrêter…
Merci aux gens qui m’ont laissés des messages via facebook ou sms, à celles et ceux qui m’ont appelé… tout cela m’a fait beaucoup de bien. Merci encore.
Tags : embolie, hopital, maladie, pulmonaire